Classiques

Afficher tous les 38 résultats

0 comments on “ClassiquesAdd yours →

  1. [Kosmopoli:t]

    Être seul en salle, écouter quelqu’un qui nous est étranger nous demander, dans la langue de sa région, de sa tribu, de son pays, le plat qu’il souhaite manger.
    Un voyage.

    Retranscrire à son maître d’hôtel la demande, avec notre prononciation plus qu’approximative, et repartir l’esprit léger vers une autre table, puis une autre. Puis une autre.
    Effervescence.

    Être maître d’hôtel, et faire passer aux cuisiniers toutes les demandes de tous les clients sans jamais s’emmêler les pinceaux, puis envoyer les plats au serveur ou à la serveuse en espérant ne pas avoir fait d’erreur.
    Jonglage en équilibre.

    Être aux cuisines, entendre d’un air abasourdi la commande et essayer tant bien que mal de trouver une transcription ressemblante pour trouver l’ingrédient qui fera de ce plat une réussite et l’envoyer au maître d’hôtel.
    Euphorie.

    Dans [kosmopoli:t], on vit tout ça, et bien plus encore. C’est un jeu aussi riche que les langues dont il s’abreuve, aussi inventif, aussi espiègle, aussi enrichissant. Un jeu créé avec amour, avec un esprit scientifique et un esprit d’enfant. Il est unique.

    Unique.

    Je n’ai jamais vécu dans un jeu ce que j’ai vécu avec ce phénomène incroyable qu’est [Kosmo] (oui, je lui donne un petit nom). A ce niveau, ce n’est plus un coup de cœur, non. C’est tellement plus que ça. Cette petite boîte est un monument. Tout y est parfait. C’est mon jeu de l’année. Dans sa catégorie, le meilleur jeu auquel j’ai pu jouer. Peut-être l’un des meilleurs jeux du monde ? Allez savoir.

    Jouez-y, et parlons-en.

    Davy

  2. Il se passe des choses incroyables en ce mois d’Août pour Pierre, dans le dos de Grand-père ! Absurde et drôle, cet album joue sur les différents plans de l’image pour nous raconter deux histoires en même temps.
    Davy

  3. Cet abominable monsieur Schteuple, c’est tout ce que l’on aime dans la littérature jeunesse : beaucoup d’émotions pour l’enfant (la peur, le plaisir, la surprise, la joie…) et une issue qui fait un savant pied de nez aux histoires que l’on nous raconte depuis tout petit ! Gros coup de coeur !
    Davy

  4. Les 4 volumes de cette série de Shiga sont absolument délicieux ! Son rythme de narration est parfaitement maîtrisé, l’absurde y devient crédible, tout va crescendo jusqu’à un final parfait.
    Encore une fois, dans son style si particulier, l’auteur nous emmène dans une aventure qui nous fait perdre toute notion du temps et de l’espace. Encore un joli coup !
    Davy

  5. Sacré défi que celui de faire se croiser des regards sans verser dans la facilite de la caricature…un défi ici relevé avec sensibilité, intelligence et émotion.
    On ne sort pas tout à fait indemne de la lecture de Flipette et Vénère, parce qu’elle résonne d’une manière ou d’une autre avec chacun d’entre nous. Parce qu’elle nous amène délicatement, malgré la puissance des mots et l’énergie du dessin, à faire un pas de côté aussi optimiste que douloureux.
    Davy

  6. Lecture du soir…et quelle lecture !
    L’histoire de deux femmes, l’une qui veut devenir dessinatrice, l’autre qui a oublié qu’elle voulait devenir photographe. L’histoire d’une rencontre profonde, belle, authentique, avec six heures de décalage horaire.

    Depuis tout petit je rêve de travailler au milieu des livres. C’est précisément pour pouvoir me laisser porter par le genre d’émotions que j’ai ressenties au fil de ces pages !

    La Fille dans l’écran. Une merveille co-écrite et co-dessinée par Manon Desveaux et Lou Lubie.
    Davy

  7. Le monde a changé. Il s’est passé quelque chose, il y a bien longtemps. Quoi ? Ça n’a pas d’importance. Ce qui importe, c’est le futur. L’émancipation. L’intégration. L’espoir.

    En suivant Aster, l’héroïne de l’histoire contée et illustrée par Merwan, vous irez de l’avant dans un nouveau monde. Pas idyllique, non, puisque de vieux travers de l’humanité tentent d’y imposer leur noirceur. C’est une jeune femme téméraire, éprise de justice, que cous allez voir se lancer dans un combat étrange pour une communauté qui ne l’accepte pas. Un combat qui se joue sur un terrain de jeu…avec des règles pas toujours à son avantage.

    Épique !

    La personnage principale est majestueuse autant que ridicule. Invincible autant que fragile. Un symbole d’humanité. Plus que ça. Elle est ce qu’il reste de notre humanité, et ce qui restera. Vous n’oublierez jamais Aster.

    Douce amère, pleine d’espoir, simple et vraie. Cette BD intense redonne, finalement, du baume au cœur, et veut nous donner la force de ne jamais perdre nos idéaux. Les couleurs et le trait de Merwan sont empreints à la fois de force et d’espoir, d’émotions vives et de non-dits…sublimes.

    Un épais « one shot » de science-fiction qui frappe fort, chez Dargaud.
    Davy

  8. Solo et Legatus avaient ce récit introspectif si caractéristique à l’immense (par la qualité) saga qu’est Solo. Chemins tracés ne déroge pas à la règle en nous faisant avancer par dessus l’épaule de Fortuna. Encore une véritable merveille !
    Davy

  9. Apocalypse sur Carson city est une tuerie dans tous les sens du terme. D’abord parce que les morts ne se comptent pas (pas étonnant puisqu’un étrange accident biologiques les font sortir de terre). Ensuite parce que c’est une pépite du genre. A travers ses planches magnifiques, Griffon rend hommage aux films de série Z en réutilisant avec brio tous leurs codes, leurs rythmes, leurs clichés, en les poussant à leur paroxysme. Du génie. Les personnages (traités en super-déformé, c’est-à-dire avec une tête plus grosse que le corps) sont autant de références à la pop-culture, les événements s’enchaînent tout au long de ces sept tomes d’hémoglobine en noir et blanc et de répliques cultes jusqu’à une apothéose fantastique. Pour tous les amoureux de l’horreur, du zombie, et du second degré !
    A découvrir également, le très bon jeu de société Apocalypse au Zoo de Carson City des éditions Opla, qui s’approprie à merveille l’univers original.
    Davy

  10. Une anthologie extrêmement riche et précise par une autrice qui a déjà œuvré maintes et maintes fois pour le jeu vidéo, notamment au travers du mook culte IG Magazine dont elle fut la rédactrice en chef. Pépite.
    Davy